Slow Cosmétique : enquête sur une beauté naturelle et éthique

Depuis quelques années, la Slow Cosmétique fait parler d’elle. Véritable philosophie pour les uns, simple label pour les autres, elle se perçoit et se vit sous différents angles qui convergent vers un seul et même but : sensibiliser le plus grand nombre à une beauté responsable, éthique et écologique. Comment est née cette représentante du mouvement slow ? En quoi prend-elle le contrepied des produits de beauté conventionnels ? Zoom sur cet élan militant qui insuffle un vent de renouveau dans la cosmétique naturelle.

Slow cosmétique : enquête sur une beauté naturelle et écologique

 

Petite histoire de la cosmétique slow

Julien Kaibeck, aux origines de la beauté slow

Effectuons un saut dans le temps pour partir à la rencontre d’un cosméticien aromathérapeute belge, Julien Kaibeck. Fasciné depuis son plus jeune âge par les produits de beauté, il délaisse sa carrière dans l’administration pour étudier la cosmétologie et les soins de la peau en Californie. Après avoir découvert les dessous de la médecine esthétique, il regagne finalement sa terre natale. Un brin désabusé par cette quête insatiable de jeunesse éternelle à l’américaine, il désire renouer avec des soins cosmétiques plus naturels. Pour parfaire son savoir, il se forme ainsi à la bio-esthétique et à l’aromathérapie.

En 2010, il crée le blog L’essentiel de Julien pour y partager ses nombreuses connaissances sur les huiles essentielles… mais aussi pour y dénoncer sans langue de bois les abus marketing des cosmétiques conventionnels. Un premier coup de poing sur la table qui bouscule déjà les grands groupes industriels régnant farouchement sur l’univers de la cosmétique !

Un best-seller qui fait mouche

C’est toutefois en 2012 que Julien Kaibeck pose officiellement les premiers jalons des cosmétiques slow. À travers son ouvrage Adoptez la Slow Cosmétique, il invite à porter un autre regard sur nos produits de beauté conventionnels.

Il prône notamment un retour à une cosmétique naturelle et simple répondant aux besoins fondamentaux de la peau, bien loin des promesses intenables et du greenwashing.

Entre recettes de cosmétiques maison et décryptage des compositions INCI, il entame sans le savoir une vraie révolution dans les soins du corps.

Une association pour promouvoir les soins naturels et éthiques

Après le succès de son livre, Julien Kaibeck corédige une charte visant à définir précisément les valeurs de la slow cosmétique. Fin 2012, l’Association Slow Cosmétique est ainsi fondée pour encadrer et communiquer autour de ce nouveau mouvement. À but non lucratif, elle s’articule autour de bénévoles qui militent au quotidien pour une cosmétique propre, écologique et raisonnable – notamment lors de salons, conférences ou ateliers.

Une mention pour identifier les cosmétiques responsables

Face à cet engouement croissant, les membres de l’Association font rapidement face à une problématique : comment distinguer les cosmétiques vraiment slow des autres ? Depuis 2013, la mention Slow Cosmétique récompense ainsi les artisans engagés qui respectent au mieux les valeurs de la charte.

Sur un modèle inspiré du guide Michelin, un jury indépendant attribue 1, 2 ou 3 étoiles selon l’adéquation de l’entreprise aux principes slow. Les exigences étant relativement élevées, une ou deux étoiles sont généralement attribuées. La mention s’attarde entre autres sur les formulations de tous les produits de la marque ainsi que sur son axe marketing.

Mention Slow Cosmétique : quelles garanties ?

La mention Slow Cosmétique se voit comme une récompense globale. Elle ne repose pas sur un cahier des charges inflexible, mais plutôt sur un système de compensation. De la sorte, le non-respect d’un critère mineur peut dans certaines mesures être contrebalancé par un autre. Toutes les marques promues doivent cependant s’inscrire pleinement dans les 4 grands piliers de la charte.

Une cosmétique saine

Les produits cosmétiques s’inscrivent dans le respect intégral du vivant. Ils doivent bien entendu préserver l’intégrité physique du consommateur et ne pas interférer avec ses processus physiologiques naturels. Ils s’affranchissent notamment de toute toxicité connue, tant au niveau de la formulation que des contenants : perturbateurs endocriniens avérés, silicones, irritants…
Notons que les produits d’hygiène ou de beauté récompensés ne sont pas forcément végans. Les substances d’origine animale restent autorisées dans les formules cosmétiques si leur prélèvement n’engendre ni souffrance ni mort : lait, miel, cire d’abeille…

Une cosmétique écologique

Bien qu’elle ne s’y réduise pas, la slow cosmétique reprend les grandes lignes de la certification bio. Les marques estampillées Slow Cosmétique privilégient autant que possible les matières premières naturelles, idéalement issues de l’agriculture biologique, peu ou pas transformées. Toute substance polluante, issue de la pétrochimie ou de la chimie de synthèse est interdite.
Les initiatives visant à réduire l’empreinte environnementale (cycle court, production locale, zéro déchet…) sont vivement encouragées. Le choix d’ingrédients végétaux et minéraux à faible impact sur l’environnement, les techniques d’exploitation et l’attention portée à la biodiversité entrent également en ligne de compte.

Une cosmétique intelligente

Loin du superflu, les formulations de la cosmétique slow doivent répondre effectivement aux besoins réels de notre peau. Qu’il s’agisse d’hydrater, de nettoyer ou de protéger notre épiderme, elles doivent concentrer efficacité et simplicité.
L’idée fondamentale de la beauté slow est simple : ne pas alourdir sa routine beauté – ni les étagères de sa salle de bain – avec des produits multiples et des gestes inutiles. Prendre soin de soi, oui, mais en consommant moins et mieux !
En règle générale, la liste des ingrédients reste donc brève et lisible. Elle réduit au maximum la présence d’agents inertes ou inactifs et mise au contraire sur des ingrédients naturels, nobles, actifs et biodisponibles.

Une cosmétique raisonnable

La slow cosmétique ne s’arrête pas à l’étude scrupuleuse des compositions. Elle possède aussi un volet éthique qui fait toute sa singularité.
Elle refuse tout d’abord les discours anxiogènes qui dégradent l’estime propre du consommateur et l’incitent à se rabattre sur des soins « miracles ». Elle condamne ainsi toute dérive marketing centrée sur une manipulation insidieuse, un packaging trompeur, ou des arguments faussement éthiques ou équitables.
Loin des diktats de la société de consommation, la cosmétique slow doit rester une source de plaisir et d’épanouissement personnel. Après tout, un produit cosmétique naturel ne cherche-t-il pas à rétablir une juste harmonie entre corps et esprit ?

Comment adopter une routine beauté slow ?

Quand on évoque la slow cosmétique, on peut se trouver dérouté par la grande diversité des discours. Certain(e)s slow addicts aguerri(e)s se limitent à une trousse beauté minimaliste ne rassemblant que des matières brutes : huile de jojoba, huiles essentielles, hydrolats, beurres végétaux, aloe vera, argile, miel… D’autres préfèrent à l’inverse se tourner vers des produits finis sains et écologiques, plus pratiques et plus pétillants : savons, gels douche, crèmes de nuit, déodorants, sérums hydratants, maquillage… Finalement, qui a raison ?

Rassurez-vous, il n’y a pas de guide universel pour vivre la beauté slow ! Il existe au contraire de multiples manières de l’éprouver – ce qui confère justement une grande liberté à celui ou celle qui s’y adonne. Tout dépend simplement de votre état d’esprit, de vos envies, de vos besoins et du temps que vous souhaitez y consacrer. Le tout est d’entamer progressivement une quête de sens, de simplicité et de naturalité pour se sentir bien dans son corps comme dans sa tête.

Envie de vous lancer ? Vous pouvez parfaitement vous convertir progressivement à une routine slow :

  • en examinant vos cosmétiques conventionnels: contiennent-ils des ingrédients controversés ou nocifs ? Quels arguments sont avancés sur les emballages ? Les bénéfices annoncés sont-ils effectifs ?
  • en cherchant des alternatives plus naturelleset adaptées à votre type de peau : par exemple, un duo huile végétale et eau florale peut sans problème se substituer au lait démaquillant.
  • en optant pour des produits de beauté multi-usages : très polyvalent, le beurre de karité joue tour à tour le rôle de baume régénérant pour les mains, de masque capillaire ou de soin après-rasage.
  • en misant sur des accessoires réutilisables et écologiques : lingettes démaquillantes lavables à la place du coton, porte-savon en loofah…

Engagé pour une cosmétique biologique et authentique depuis 2014, c’est tout naturellement que Le Moly a rejoint le mouvement slow ! Notre gamme de soins tout doux est fière de compter parmi les heureux élus de la mention Slow Cosmétique. De quoi vous accompagner vers une beauté au naturel... en douceur.

 

Gardez ces conseils et astuces sous la main ! Epinglez-moi ;)

Slow cosmétique : au coeur de la beauté naturelle et éthique

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